MinimaLEG
Diversité des légumineuses camerounaises et procédés sobres pour la fabrication de farines infantiles
Partenaires :
- UR BIA, Nantes, France
- UMR IATE, Montpellier, France
- Université de Yaoundé I, Yaoundé, Cameroun
- Université de Douala, Douala, Cameroun
- Université de Bamenda, Bamenda, Cameroun
Financements :
- Thèse financée par INRAE, labellisée TSARA, en co-tutelle entre Nantes Université et l’Université de Yaoundé I (2025-2029)
- Projet STARTER MinimaLEG (2026-2027)
Mieux valoriser les légumineuses camerounaises pour améliorer l’alimentation infantile
Au Cameroun, comme dans de nombreux pays d’Afrique subsaharienne, la malnutrition infantile reste un enjeu majeur, lié notamment à un accès limité à des aliments de complément de l’allaitement maternel suffisamment nutritifs.
Dans ce contexte, les légumineuses locales représentent une ressource encore sous-exploitée. L’enjeu du projet est de valoriser ces ressources locales pour produire, via des procédés simples et accessibles, des farines infantiles nutritives, sûres et adaptées aux usages locaux.
Le projet MinimaLEG se déploie au Cameroun dans cinq zones agroécologiques afin de couvrir la diversité des conditions de production et des ressources locales. Il couvre l’ensemble de la chaîne : des observations de terrain, à la caractérisation de la composition et propriétés des graines, aux procédés de transformation et à l’évaluation nutritionnelle.
Une collaboration étroite entre équipes camerounaises et françaises, a permis de définir une méthodologie d’enquête co-construite et validée par les autorités locales et les premiers résultats sont attendus à l’été 2026.
Le projet bénéficie d’un ancrage dans les dynamiques européennes de standardisation et de partage de données. Cet ancrage lui permet d’harmoniser les méthodes, de valoriser les données produites à l’échelle européenne et d’ouvrir des opportunités de formation et de collaboration internationale, incluant les partenaires camerounais.
Un projet labelisé TSARA
La labélisation TSARA a permis au projet de concrétiser la collaboration, structurer le projet et disposer des moyens nécessaires au lancement des enquêtes de terrain et des premiers travaux expérimentaux. TSARA apporte une dynamique d’animation scientifique (notamment grâce aux TSARA Days), facilitant les interactions entre équipes françaises et africaines aux expertises complémentaires.
Les premières enquêtes de terrain
Le projet a commencé à identifier les acteurs clés de la transformation locale : ménages, commerçants et meuniers, qui jouent un rôle central dans la production des farines utilisées au quotidien.
« Ce projet va nous permettre, pour la première fois, de documenter de manière systématique les légumineuses cultivées et utilisées dans différentes régions du Cameroun, et de comprendre comment les conditions locales influencent leur qualité nutritionnelle. En croisant ces données avec l’étude des procédés de transformation, nous pourrons identifier des leviers concrets en production et en transformation pour élaborer des farines mieux adaptées aux besoins des jeunes enfants. Au-delà du contexte camerounais, l’enjeu est aussi de construire des connaissances généralisables, utiles pour mieux valoriser les légumineuses dans d’autres contextes, y compris en Europe. Enfin, les pratiques de transformation mises en œuvre au quotidien dans les ménages ou sur les marchés, souvent peu documentées, peuvent inspirer de nouvelles approches pour la valorisation des légumineuses en Europe, notamment autour de procédés sobres et accessibles. Ce regard croisé entre contextes africains et européens est sans doute l’un des apports les plus riches du projet, car il ouvre des pistes d’innovation qui ne sont pas uniquement technologiques, mais aussi organisationnelles et culturelles. »